Vous avez déposé le capital de votre société et l’argent est inaccessible ? C’est le fonctionnement normal : les fonds restent bloqués sur un compte ouvert au nom de la société en formation, et le dépositaire n’a pas le droit de les libérer avant l’immatriculation. Vous les récupérez en lui présentant votre Kbis, en général sous 24 à 72 heures.
Aucun texte ne fixe la durée de ce blocage : il dure le temps que met votre dossier à aboutir, soit quelques jours à trois semaines dans la plupart des créations. Si rien n’aboutit, vous pouvez réclamer votre mise six mois après le premier dépôt.
Blocage du capital social : l’essentiel en six points
• Seuls les apports en numéraire sont bloqués. Les apports en nature et en industrie ne passent pas par la banque.
• Le blocage ne concerne que les sociétés. L’entreprise individuelle et la micro-entreprise n’ont pas de capital social.
• Les fonds doivent être déposés dans les huit jours de leur réception, chez une banque ou chez un notaire.
• Le déblocage s’obtient sur présentation du justificatif d’immatriculation, c’est-à-dire le Kbis.
• Si la société n’est pas immatriculée dans les six mois du premier dépôt, chaque apporteur peut récupérer son argent.
• Une fois débloqué, le capital appartient à la société. Il ne revient plus aux associés.
Pourquoi le capital d’une société est-il bloqué ?
Entre le dépôt des fonds et l’immatriculation, votre société n’existe pas encore juridiquement. Elle n’a pas de personnalité morale, donc pas de patrimoine, et elle ne peut être titulaire d’aucun compte à son nom. L’argent est donc conservé pour son compte par un tiers, banque ou notaire, jusqu’à ce qu’elle naisse au registre du commerce et des sociétés.
Le code de commerce le dit sans détour : le retrait des fonds ne peut pas être effectué par le mandataire de la société avant son immatriculation au registre du commerce et des sociétés (article L. 223-7 pour la SARL, règle équivalente pour les autres formes). Le dépositaire qui libérerait les sommes plus tôt engagerait sa responsabilité. Ce n’est donc pas une lenteur de votre banque, c’est une obligation qui pèse sur elle.
Ce que le blocage garantit
Cette immobilisation protège trois intérêts à la fois.
- Les associés ou actionnaires entre eux. Chacun verse sa part sans risquer de découvrir, après coup, que les autres ne l’ont pas fait. L’attestation de dépôt indique le montant versé par chaque apporteur, nom par nom.
- Les tiers. Le capital annoncé sur le Kbis correspond à un argent qui a réellement été mis à disposition. Fournisseurs, bailleurs et banquiers s’y réfèrent pour jauger la solidité de la structure.
- La société elle-même. Elle démarre avec sa trésorerie constituée, et non avec des promesses d’apport que personne n’aurait tenues.
Quelle part du capital est réellement bloquée ?
Le blocage ne porte pas forcément sur la totalité du capital que vous inscrivez dans vos statuts. Les associés peuvent libérer partiellement leurs apports en argent, c’est-à-dire n’en verser qu’une fraction à la création et étaler le reste. La loi impose seulement un plancher, qui varie selon la forme juridique.
| Forme juridique | Part des apports en numéraire à bloquer à la création | Délai pour verser le solde |
|---|---|---|
| SARL et EURL | 20 % au minimum | 5 ans à compter de l’immatriculation |
| SAS et SASU | 50 % au minimum | 5 ans à compter de l’immatriculation |
| SA | 50 % au minimum, sur un capital d’au moins 37 000 € | 5 ans à compter de l’immatriculation |
| SNC et sociétés civiles | Fixée librement par les statuts | Fixé par les statuts |
Le solde non versé est appelé par le dirigeant, en une ou plusieurs fois, dans la limite de cinq ans. Nos guides détaillent les règles propres à chaque forme : dépôt de capital d’une SARL, dépôt de capital en EURL, dépôt de capital d’une SAS et dépôt de capital d’une SASU.
Les apports qui échappent au blocage
Seul l’argent est déposé et bloqué. Les apports en nature, un véhicule, du matériel, un fonds de commerce ou un brevet, sont évalués dans les statuts et transférés à la société le jour de son immatriculation : ils comptent dans le capital sans jamais passer par la banque. Les apports en industrie, savoir-faire ou temps de travail, donnent droit à des parts mais ne composent pas le capital social et ne sont donc ni déposés ni bloqués.
Comment bloquer le capital d’une société ?
La procédure tient en six étapes, et elle intervient avant la signature des statuts définitifs.
- Rédigez un projet de statuts. Le dépositaire le réclame pour vérifier la dénomination, le siège, le montant du capital et la répartition entre associés.
- Choisissez votre dépositaire : une banque ou un notaire. Ce sont les deux seules possibilités. La Caisse des dépôts et consignations n’accepte plus les dépôts de capital depuis le 1er juin 2021, et un établissement de paiement n’est pas autorisé à recevoir ces fonds.
- Constituez le dossier : pièces d’identité des associés et du dirigeant, justificatif de domicile, justificatif de siège, projet de statuts, liste des souscripteurs avec le montant apporté par chacun.
- Versez les fonds. Chaque associé verse sa part, par virement le plus souvent. La personne qui reçoit les versements doit les déposer dans les huit jours de leur réception.
- Récupérez l’attestation de dépôt des fonds. Elle mentionne la dénomination et le siège de la société, la somme totale, le montant versé par chaque apporteur, le lieu et la date du dépôt.
- Signez les statuts définitifs, publiez l’annonce légale, puis déposez le dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI, attestation à l’appui.
Le dépôt en ligne suit la même logique, sans rendez-vous : vous téléversez vos pièces, chaque associé effectue son virement, et le certificat arrive au format numérique en douze heures à trois jours ouvrés. Notre guide du dépôt de capital social en banque compare les trois voies et leurs frais.
Où déposer le capital de votre société : notre sélection
C’est le choix qui commande la durée du blocage. Voici trois acteurs qui reçoivent le capital d’une société en formation et délivrent le certificat en quelques jours, avec les conditions relevées au 1er septembre 2026.
Qonto
Le dépôt de capital, le compte et la facturation électronique chez le même acteur
- Dépôt de capital facturé 69 €, certificat numérique annoncé sous 12 heures ouvrées
- Abonnement à partir de 9 € HT par mois avec engagement annuel, 11 € HT sans engagement
- Plateforme agréée par la DGFiP pour la facturation électronique
Finom
Le certificat de dépôt le plus rapide de notre sélection
- Certificat de dépôt des fonds délivré sous 48 heures
- Solo 0 €, Basic 21 € HT, Smart 45 € HT par mois
- IBAN français émis sous licence propre depuis juin 2024
Propulse by CA
Une banque de réseau qui reçoit les fonds directement, sans intermédiaire
- Certificat de dépôt annoncé sous 3 jours ouvrés après réception des fonds
- Réception du capital facturée 70 € HT, accompagnement compris
- Start 8 € HT, Start+ 17 € HT par mois, sans engagement
Un point de vocabulaire avant de choisir : plusieurs acteurs en ligne sont des établissements de paiement, et non des banques. Ils commercialisent le service, mais les fonds sont conservés par une banque ou un notaire partenaire, ce qui est parfaitement légal. Vérifiez seulement que le certificat porte bien le nom du dépositaire, car c’est ce document que le guichet unique attend.
Combien de temps le capital reste-t-il bloqué ?
La durée du blocage correspond au temps de création de votre société. Elle n’est pas encadrée par la loi et dépend de quatre étapes qui s’enchaînent.
| Étape | Délai courant |
|---|---|
| Du dépôt du dossier à l’attestation de dépôt | 12 heures à 3 jours en ligne, 1 à 3 semaines en agence |
| Signature des statuts et publication de l’annonce légale | 1 à 3 jours |
| Du dépôt au guichet unique à l’immatriculation | 3 jours à 3 semaines selon le greffe |
| De la remise du Kbis au virement des fonds | 24 à 72 heures |
Dans une création simple, sans apport en nature ni activité réglementée, l’ensemble tient en une à trois semaines. Le blocage n’est presque jamais le poste le plus long : c’est le traitement du dossier par le greffe qui commande le calendrier.
Ce qui rallonge le blocage
- Un dossier incomplet au guichet unique, qui repart en correction et redémarre le compteur.
- Une activité réglementée dont l’exercice suppose un diplôme, une carte professionnelle ou une autorisation à joindre.
- Un associé résidant à l’étranger ou une structure détenue par une autre société, qui allonge les contrôles d’entrée en relation.
- Une évaluation d’apport en nature contestée ou l’intervention d’un commissaire aux apports.
- Un refus de la banque en cours de route, qui oblige à recommencer le dépôt ailleurs.
Que pouvez-vous faire pendant que le capital est bloqué ?
Vous ne pouvez pas toucher aux fonds, mais vous n’êtes pas condamné à l’attente. La loi vous autorise à engager des dépenses et à signer des contrats pour le compte de la société en formation : bail, contrat d’assurance, achat de matériel, abonnement logiciel, honoraires. La société reprendra ces actes à son compte une fois immatriculée, et vous rembourserez ce que vous avez avancé.
Trois procédés permettent cette reprise, et il faut en choisir un avant d’agir.
- L’état des actes annexé aux statuts. Vous listez les engagements déjà pris, avec leur montant, et les associés signent les statuts avec cette annexe. La reprise est automatique à l’immatriculation.
- Le mandat donné à un associé. Les associés mandatent expressément l’un d’eux pour signer tel acte déterminé au nom de la société en formation. La reprise est également automatique.
- La décision de reprise après coup. Une fois la société immatriculée, les associés votent la reprise des actes qu’ils n’avaient pas listés. Cette voie fonctionne, mais elle suppose leur accord au moment du vote.
Signez « pour le compte de la société en formation »
La mention n’est pas une formule de style. Tant que la société n’est pas immatriculée et que l’acte n’a pas été repris, la personne qui a signé reste tenue personnellement de l’engagement, sur son propre patrimoine.
Trois réflexes évitent la mauvaise surprise :
• faites figurer la mention complète sur chaque contrat, devis et bon de commande, avec le nom de la société suivi de « en formation » ;
• conservez toutes les factures payées de votre poche, y compris l’annonce légale et les frais de greffe, et faites-les figurer dans l’état des actes ;
• évitez les engagements longs, comme un bail commercial, tant que l’immatriculation n’est pas acquise.
Comment débloquer le capital social après l’immatriculation ?
Le déblocage n’est pas automatique : vous devez le demander, preuve à l’appui.
- Récupérez votre extrait Kbis, délivré après l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. C’est le justificatif que le dépositaire attend.
- Transmettez-le à la banque ou au notaire, accompagné du RIB du compte définitif de la société si celui-ci est ouvert ailleurs.
- Le dépositaire vire les fonds sur le compte courant de la société, puis clôture le compte de la société en formation.
- Vérifiez le montant crédité sur le relevé, et notamment que d’éventuels frais de dossier n’ont pas été prélevés au passage.
Dans la pratique, le compte de la société en formation devient le compte professionnel de la société chez le même établissement. Rien ne vous y oblige : vous pouvez demander le virement vers une autre banque, à condition d’avoir ouvert le compte destinataire au nom de la société immatriculée.
Si le dépositaire tarde à libérer les fonds
Aucun texte n’impose de délai au dépositaire une fois le Kbis présenté, ce qui rend l’écrit indispensable. Relancez par courriel, puis adressez une mise en demeure en lettre recommandée avec accusé de réception, en rappelant la date de remise du Kbis. Si le blocage persiste, saisissez le service réclamations de l’établissement, puis le médiateur bancaire, qui dispose de deux mois pour rendre son avis. Pour un notaire, la réclamation se porte devant la chambre départementale des notaires.
Que pouvez-vous faire de l’argent une fois débloqué ?
Le capital débloqué n’est pas une réserve sanctuarisée : c’est la trésorerie de départ de la société, et elle a vocation à être employée. En revanche, elle appartient à la société, plus à vous, et cette distinction commande tout le reste.
Ce que la société peut en faire
- Acheter du matériel, un véhicule, de l’outillage ou du stock
- Payer les premiers fournisseurs et les premiers salaires
- Régler le loyer, l’assurance et les abonnements professionnels
- Rembourser les frais de création avancés par les associés, s’ils figurent dans l’état des actes repris
- Laisser les fonds en trésorerie ou les placer sur un support ouvert au nom de la société
Ce qui est interdit
- Virer tout ou partie des fonds sur le compte personnel du dirigeant ou d’un associé
- Se faire rembourser son apport, qui suppose une réduction de capital votée en assemblée
- Régler des dépenses privées avec la carte de la société
- Consentir un prêt de la société à son dirigeant personne physique
- Retirer les fonds en espèces sans justificatif rattaché à l’activité
Le virement vers un compte personnel n’est pas une simple irrégularité comptable. Il expose le dirigeant à l’abus de biens sociaux, puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende (articles L. 241-3 du code de commerce pour la SARL et L. 242-6 pour la SA et la SAS). Si vous avez besoin de récupérer une somme, le passage obligé est la rémunération, les dividendes après approbation des comptes, ou le remboursement d’un compte courant d’associé, qui est un prêt et non un apport.
Quant à la réduction de capital, elle existe mais elle est lourde : décision en assemblée générale extraordinaire, modification des statuts, publicité, et droit d’opposition des créanciers avant tout remboursement. Elle ne s’improvise pas trois mois après la création pour récupérer un apport surdimensionné, ce qui plaide pour ne pas gonfler son capital sans raison.
Comment récupérer le capital si la société n’est jamais immatriculée ?
Le projet peut échouer : associé qui se retire, refus d’autorisation, désaccord sur les statuts. La loi prévoit une porte de sortie, mais elle s’ouvre six mois après le premier dépôt de fonds. Passé ce délai, deux voies coexistent.
- La voie amiable. Un mandataire commun, qui doit représenter la totalité des apporteurs, demande directement au dépositaire le retrait des fonds. C’est la solution la plus rapide et elle évite le tribunal.
- La voie judiciaire. Chaque apporteur peut agir seul. En SARL et en EURL, il demande en justice l’autorisation de retirer le montant de son apport (article L. 223-8 du code de commerce). En SA, en SAS et en SASU, il demande au président du tribunal de commerce, en référé, la nomination d’un mandataire chargé de retirer les fonds et de les restituer aux souscripteurs (article L. 225-11).
Deux précisions utiles. Avant l’échéance des six mois, rien n’oblige le dépositaire à vous rendre l’argent : certains acceptent une restitution amiable si tous les apporteurs le demandent par écrit et renoncent au projet, mais c’est une tolérance commerciale, pas un droit. Et si vous décidez plus tard de créer quand même la société, il faudra procéder à un nouveau dépôt : les fonds retirés ne peuvent pas servir directement à la constitution suivante.
Capital bloqué et compte bloqué : ne confondez pas
Les deux expressions se ressemblent et recouvrent des situations sans rapport. Le blocage du capital est une étape prévue par la loi, limitée dans le temps, qui se termine avec votre immatriculation. Le blocage d’un compte professionnel est une décision de la banque, qui peut survenir à n’importe quel moment de la vie de l’entreprise.
| Capital bloqué | Compte professionnel bloqué | |
|---|---|---|
| Origine | La loi, le temps de la constitution | Une décision de l’établissement, souvent pour un contrôle de conformité |
| Durée | Jusqu’à l’immatriculation | Aucun délai fixé, de quelques jours à plusieurs mois |
| Motif communiqué | Oui, il est connu d’avance | Pas toujours : la banque n’a pas le droit de révéler une déclaration de soupçon |
| Sortie | Présentation du Kbis | Justificatifs demandés, puis réclamation et médiateur |
Si c’est votre compte d’exploitation qui est verrouillé et non votre capital de constitution, la marche à suivre est différente. Nous l’avons détaillée à propos des comptes professionnels bloqués.
Notre conseil
Choisissez votre dépositaire comme vous choisiriez votre banque, parce que c’est la même décision. Le compte de la société en formation devient presque toujours le compte courant de la société, et son abonnement mensuel pèsera bien plus lourd, sur trois ans, que les frais de dépôt affichés au départ.
Trois repères pour traverser cette période sans mauvaise surprise.
- Libérez la totalité du capital si vous espérez un bénéfice dès le premier exercice. Le taux réduit d’impôt sur les sociétés de 15 % suppose un capital entièrement libéré à la clôture. Sur 42 500 € de bénéfice, l’écart avec le taux de 25 % représente 4 250 € par an.
- Gardez la trace écrite de chaque dépense engagée avant l’immatriculation. Sans état des actes, ces frais restent à votre charge personnelle.
- Ne dimensionnez pas votre capital pour faire bonne figure. Ce qui entre au capital n’en ressort qu’au prix d’une réduction de capital. Un besoin de trésorerie ponctuel se finance plus simplement par un compte courant d’associé, remboursable à tout moment.
Questions fréquentes sur le blocage du capital social
C’est quoi le capital social ?
Le capital social est l’ensemble des apports mis en commun par les associés au moment de la création de la société. Il comprend les apports en argent, dits en numéraire, et les apports en biens, dits en nature. En contrepartie, chaque associé reçoit des parts sociales, ou des actions s’il s’agit d’actionnaires de SAS, de SASU ou de SA. Ces titres déterminent le poids de chacun dans les votes et sa part des dividendes. Le montant figure obligatoirement dans les statuts et sur les documents de la société.
Pourquoi le capital de ma société est-il bloqué ?
Parce que la société n’a pas encore d’existence juridique au moment du dépôt. Les fonds sont conservés par un tiers, banque ou notaire, jusqu’à l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Le dépositaire n’a pas le droit de les libérer avant. Ce blocage garantit aux associés que chacun a bien versé sa part, et aux tiers que le capital annoncé existe réellement.
Combien de temps le capital reste-t-il bloqué ?
Le temps que dure la création de la société, sans durée légale. Comptez de quelques jours à trois semaines dans une création simple : l’attestation de dépôt arrive en 12 heures à 3 jours en ligne, l’immatriculation demande de 3 jours à 3 semaines selon le greffe, et le virement des fonds intervient sous 24 à 72 heures après la présentation du Kbis.
Puis-je récupérer mon capital social ?
Oui, dans deux situations. Si la société est immatriculée, les fonds sont versés sur son compte et appartiennent à la société : vous ne les récupérez à titre personnel que par une rémunération, des dividendes ou une réduction de capital. Si la société n’est pas immatriculée dans les six mois du premier dépôt, vous récupérez votre apport, soit par un mandataire commun qui s’adresse au dépositaire, soit en saisissant le tribunal.
Comment fixer le montant de son capital social de départ ?
Le minimum légal est de 1 € en SARL, EURL, SAS et SASU, et de 37 000 € en SA. Un capital de 1 € reste légal mais dessert la société auprès des banques et des fournisseurs. Retenez le montant qui couvre vos dépenses des premiers mois, avant les premiers encaissements : matériel, stock, dépôt de garantie, assurances. Le reste du besoin se finance par un compte courant d’associé, que vous pouvez retirer quand la trésorerie le permet.
Combien de temps dure un blocage de compte bancaire ?
Il s’agit d’une autre situation que le blocage du capital. Quand une banque bloque un compte professionnel pour un contrôle de conformité, aucune durée n’est fixée par la loi : cela va de quelques jours à plusieurs mois. Répondez par écrit à chaque demande de justificatif, saisissez le service réclamations, puis le médiateur bancaire, qui dispose de deux mois pour rendre son avis.
Le capital social doit-il rester sur le compte de la société ?
Non. Une fois débloqué, le capital est de la trésorerie ordinaire : la société l’utilise pour acheter, payer ses fournisseurs ou constituer un fonds de roulement. Il n’a pas à être conservé intact sur le compte. Le seul interdit est de le transférer vers un patrimoine privé sans cause juridique, ce qui caractérise un abus de biens sociaux.
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